• Guillaume, seigneur de Chaunay

     

    Guillaume, seigneur de Chaunay

    Château et hameau de Chaunai sur la carte de Cassini (XVIII° s.)

    On retrouve la trace dans les archives d'un Guillaume de Baigneaux, seigneur de Chaunay, parfois orthographié de Chaunoy voir de Chaulnoye.

    Ce personnage vivait à la fin du XVI° siècle, il est issu d'une famille chartraine. On suppose qu'il est le fis de Ymbert de Baigneaux (+1590), procureur à Chartres et condamné pour avoir usurpé le titre de seigneur de Dangers qui fut finalement accordé à son fils Michel, écuyer, seigneur de Dangers, avocat, lieutenant et bailli de Chartres. Un des frères de Ymbert, également prénommé Guillaume, était abbé-chanoine de St Chéron et aumônier de la Reine, il fût assassiné en 1589 lors des troubles religieux à Chartres.

    Notre Guillaume, outre le titre de seigneur de Chaunay possédait également ceux de seigneur de la Grappe et de seigneur de Vauventrier (Champhol) où il fît construire le château encore visible aujourd'hui. Il est également désigné comme conseiller du Roy à Chartres en 1594. Il fut reçu secrétaire du Roi, maison et couronne de France, le 3 janvier 1586 par résignation de Jean Robert, époux de Anne de Baigneaux.

    Il vit bien loin de Chaunay puisqu'il loue au Chapitre de Saint-Germain l'Auxerrois, à Paris, une maison située rue des Poulies et rue Jean-Tison, à deux pas du Louvre.

    Il décède le 29 janvier 1611, et est porté en terre dans l'église Saint-Germain l'auxerrois où l'on pouvait lire son épithaphe dans la nef, contre l'image de la vierge. Il laisse une veuve, Jeanne Symon, un fils Philippe pour lequel il résigne sa charge de secrétaire du Roi, la veille de sa mort, et deux filles, Anne de Baigneaux épouse de Archambaux Vialart à qui elle porte le domaine de Vauventrier et Marie de Baigneaux de Chaunoy, épouse de Jacques de Montescot.

    Cette courte biographie permet de montrer que si une grande partie de la terre de Chaunay (Fontenay-sur-Eure) relevait du Chapitre Notre Dame, une seigneurie laïque lui était également associée.

    Guillaume, seigneur de Chaunay

    Porte d'entrée du Château de Vauventrier

     

     

     


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  • Le Pont-Tranchefétu au XVIII° siècle

    Le Pont-Tranchefétu au XVIII° siècle.

    Des recherches m'ont permis de retrouver des dessins du hameau du Pont-Tranchefétu réalisés par un peintre du début du XVIIIeme siècle, Legay de Prélaval.

    Les trois vues, actuellement conservées au musée de Laval, permettent de nous replonger dans l'histoire de ce "village-pont", porte sud du pays chartrain, siège d'une maladrerie et d'un relai postal.

    Un article est paru récemment dans le bulletin n°109 de la Société Archéologique d'Eure et Loir.


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