• Conférence à Fontenay-sur-Eure

    Mairie 15h00 Entrée Libre

     

    Thème:

    Fontenay et ses environs à l'âge du fer

    et à l'époque gallo-romaine.

     

    Dimache 9 juin Journées nationales de l'Archéologie

     


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  • Bracelet du Néolithique ancienBracelet du Néolithique ancienBracelet du Néolithique ancien

     

     Découvert en prospection pédestre sur la commune de Ver-les-Chartres, ce petit fragment applati de schiste gris est un morceau d'un bracelet remontant au Néolithique ancien (vers -5000 avant JC). De diamètre d'environ 14 cm et d'une épaisseur de 3mm, ce bracelet peut provenir d'une sépulture perturbée.

    Cette parure très en vogue dans le groupe Villeneuve-Saint-Germain, était confectionnée dans des ateliers spécialisés dont certains ont été fouillés dans le Contentin.

    Le schiste, roche métamorphique présente dans les massifs montagneux, possède une foliation facilitant le débitage en plaques. celles-ci sont ensuite redécoupées en disques réguliers, creusés en leur centre à l'aide de pointes en silex.

    Ce modeste témoin témoigne de l'occupation de la haute vallée de l'Eure au Néolithique ancien et des échanges commerciaux entre communautés.


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  • Vallée des morts, vallée des vivants

    Vallée des morts, vallée des vivants

    Photographie aérienne R.Tourret 2011

       Vallée des morts, vallée des vivants

      Dans la vallée de l'Eure, vers St Georges, la prospection aérienne permet de révéler de nombreuses traces se superposant. Une quinzaine de marques circulaires sont dispersées dans le champ en bordure de rivière. De tout temps, les cultivateurs ont repéré ces anneaux au niveau desquels la végétation présente une croissance plus rapide. De nombreuses légendes rattachaient ce phénomène à des rondes de fées ou à la danse du sabbat. Des fouilles ont permis de montrer qu'il s'agissait en fait de fossés circulaires entourant des sépultures datant de l'âge du bronze ou de l'âge du fer. Les fossés, remplis de terre riche en matière organique et retenant l'humidité, favorisent la croissance des graminées, révélant ainsi, chaque printemps, la présence de ces modestes monuments. Particulièrement nombreuses dans les vallées de l'Eure et du Loir, ces sépultures témoignent de l'occupation de ces zones géographiques par les hommes de la protohistoire, période de près de 20 siècles entre préhistoire et antiquité. En absence de fouille, il est impossible de préciser la datation de ces tombes. L'aspect de ces monuments funéraires est également hypothétique. La forme la plus évoquée est celle d'un tertre central formé par la terre fournie par le creusement du fossé circulaire. Parfois comme on peut le noter sur un des enclos de St George-sur-Eure, le fossé présente un doublement à l'intérieur. Les fouilles d'enclos circulaires, dans d'autres départements, ont révélé la présence d'urnes à incinération contenant les cendres des défunts ou d'ossements résultants d'une inhumation, associés à un mobilier assez pauvre. Parfois, comme à Bucy-le-long dans l'Aisne, ces tertres présentent des traces de réutilisation à différentes époques.

    Vallée des morts, vallée des vivants

     D'autres traces de fossés rectilignes sont visibles sur le site. Certaines d'entre-elles forment des quadrilatères caractéristiques des enclos qui entouraient les exploitations agricoles de la période gauloise (La Tène finale). Les fermes de l'époque sont des habitations sur poteaux avec des murs édifiés en torchis.

    On peut donc conclure à une occupation de longue durée de ce site en bordure de rivière pendant la période protohistorique.

     


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  • LAVRVS de Mignères

    LAVRVS de Mignères 

      Le service municipal de la ville de Chartres propose à la maison de l'archéologie une nouvelle exposition consacrée aux céramiques découvertes en fouilles à Chartres ou aux alentours. Le fil rouge de cette expo concerne l'histoire de la boucle de l'Eure puisqu'il nous est proposé de suivre la journée d'un habitant du vicus rural de Mignères se rendant à Autricum.

    En effet des fouilles préventives réalisées à mignères en 2010 ont permis de mettre au jour un petit vicus rural implanté sur la voie Autricum-Dunnum (voir article précédent). Une amphore sud-gauloise y a été retrouvée, portant un grafffiti au nom de Lavrvs. C'est donc ce supposé ancien habitant de Mignerae qui nous guide à travers cette exposition très réussie.

      

    LAVRVS de MignèresLe graffiti au nom de LAVRVS


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  • Assiette d'huîtres gallo-romaines

    Assiette d'huîtres gallo-romaines

     Coquilles d'huîtres issues de la prospection pédestre d'un site à Ver-les-Chartres

     La plupart des sites gallo-romains prospectés dans la boucle de l'Eure ont livré quelques vestiges de coquilles d'huître. La présence de ces restes animaux peuvent étonner aussi loin des rivages marins. On pourrait s'interroger sur la datation de leur consommation, l'usage des coquilles d'huître pour amender les champs en calcaire à l'époque moderne étant toujours possible. Mais, d'une part, la prospection hors-site n'a pas montrée de telles pratiques sur la zone d'étude; d'autre part, la présence de ces mollusques bivalves est attestée en fouille sur de nombreux sites d'habitat gallo-romain à Chartres et ses environs.

    Les romains étaient en effet friands d'huîtres qu'ils pouvaient consommer crues ou cuites. Selon les auteurs antiques, les huîtres étaient considérées comme des mets de choix, leur prix devait cependant resté accessible comme en témoigne leur présence sur des sites d'habitat modestes. A Pompei, situé il est vrai sur la côte, la centaine d'huîtres était vendue 7 sesterces soit l'équivalent de 28 pains ou de 10 repas modeste à l'auberge.

    Alors que l'étude archéo-conchologique* des zones cotières de la Gaule montre la consommation de plusieurs types de coquillages, seules les huîtres pénètrent en profondeur dans les terres, grâce à leur longue durée de conservation (jusqu'à 24 jours). Des circuits commerciaux s'organisent ainsi dès le I° siècle. Une étude des huîtres découvertes à Chartres montrent qu'elles proviennent de la côte de la Manche dans une région située à l'est du Contentin*. Elles sont alors distribuées soit par voie fluviale (Seine), soit par la route. Elles étaient commercialisées à l'intérieur de paniers, l'ancêtre de nos bourriches, dont des restes ont pu être retrouvés à Chartres.

    En l'état actuel des recherches, ils semblent que les huitres étaient principalement issues de ramassage dans leur milieu naturel plutôt que d'une veritable ostreiculture dans des parcs à huîtres même si des bassins d'engraissement semblent avoir existés.

    La présence de ces quelques coquilles est donc un indice supplémentaire de la romanisation des habitants de la boucle de l'Eure ainsi que des échanges commerciaux avec le centre urbain d'Autricum.

    Pour terminer, nous livrons pour les plus téméraires,  une recette de sauce pour accompagner vos huitres adaptée des traités du célèbre cuisinier romain Apicius

    Ecrasez 2 jaunes d’œuf avec 5-6 feuilles de menthe ciselées, délayez avec 2 cuillerées de nuoc mam (en remplacement du garum romain), la même quantiteé de vinaigre, autant de vin blanc. Ajoutez 1 petite cuillère de miel puis battez avec 1/2 verre d’huile d'olive comme pour n’importe quelle vinaigrette. Poivrez allègrement. Quelques gouttes ajoutées dans l'huître suffisent.

     

    * Archéo-conchologie: Etude des restes de coquillages découverts en fouille.

     * Magali SCHNEIDER et Sébastien LEPETZ L'exploitation, la commercialisation et la consommation des huîtres à l'époque romaine en Gaule. Origine géographique et source d’approvisionnement des huîtres du Vieil-Evreux et de Chartres., in : E. Ridel, E. Barré and A. Zysberg éd, Actes du colloque "Les nourritures de la mer, de la criée à l’assiette". Colloque de TATIHOU organisé par la S.F.H.M du 2 au 4 octobre 2003, 4, Centre de Recherche d’Histoire Quantitative, Histoire Maritime, Caen, 12-34.

      

     

      


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  • Les amphores, témoins de la mondialisation...

    Les amphores, témoins de la mondialisation antique...Tessons d'amphores issus de la prospection pédestre d'un site à Fontenay-sur-Eure

    La prospection pédestre* effectuée sur divers sites antiques situés dans la boucle de l'Eure a permis de recueillir de nombreux tessons souvent très fragmentaires d'amphores.

    Les amphores, témoins de la mondialisation antique...

    Les amphores étaient des contenants de grande taille dont l'utilisation première était le transport et le commerce de denrées alimentaires variées (huile, vin,…). Les tessons identifiés appartiennent à différents types bien connus des spécialistes qui peuvent y associer un lieu de production et un contenu (notamment par l'étude des inscriptions portées sur certaines amphores).

    Les fragments d'amphores retrouvés dans les labours nous permettent ainsi d'esquisser les échanges commerciaux entre des régions souvent lointaines du monde romain et la boucle de l'Eure, témoignent ainsi de l'ouverture des campagnes chartraines sur le reste du monde antique.

    Les amphores, témoins de la mondialisation antique...

    Les amphores, témoins de la mondialisation antique... Cartographie de la diffusion des amphores retrouvées sur des sites de la boucle de l'Eure

    Les Dressel 1 sont des amphores vinaires italiques. Datées du IIème siècle avant JC à l'époque augustéenne, elles sont liées au commerce de grande ampleur du vin romain. Fabriquées sur la côte tyrrhénienne, les amphores remplies de leur précieux breuvage étaient entassées dans des navires marchands, jusqu'à 10000 unités par bateau. Elles étaient transportées par mer jusqu'à la côte méditerranéenne de  la Narbonnaise (Narbonne, Arles).  De là, elles transitaient par voies fluviales et terrestres jusqu'aux lieux de consommation, principalement des oppida gaulois où on en retrouve des quantités astronomiques (Bibracte, Corrent). C'est ainsi que certaines sont arrivées jusqu'aux établissement ruraux de la boucle de l'Eure. Si la consommation de grandes quantités de vin romain lors de banquets dans les oppida est désormais attestée, la consommation de ce breuvage assez couteux dans les petites fermes reste discutée, certains expliquant la présence d'amphore Dressel 1 comme une réutilisation du contenant pour le stockage de denrées locales. A Fontenay-sur-Eure, un petit établissement rural à livré 15 tessons d'amphore Dressel 1 (appartenant au moins à 3 exemplaires distincts), dont certains provenant de la région de Pompéi comme en témoignent les petits cristaux noirs de pyroxènes volcaniques présents dans la pate argileuse.

    Les Dressel 20 sont des amphores originaires des rives du Guadalquivir (province de Bétique au sud de la péninsule ibérique). Fabriquées pendant plus de III siècle (du début de l'empire à la fin du IIIème siècle), ces amphores à la panse ventrue servaient à l'exportation de l'huile d'olive dont la cuisine romaine faisait une grande consommation. De la cote de Bétique, les amphores remontaient par mer jusqu'à la côte méditerranéenne. Au cours du Ier siècle, la voie de pénétration dans les terres était essentiellement le Rhône mais à partir du IIème siècle elle est remplacée par la voie Aude-Garonne et le transport maritime atlantique permettant l'approvisionnement par la Seine ou le Rhin. Des fragments de Dressel 20 ont été retrouvés sur chacun des sites prospectés dans la boucle de l'Eure.

    Les Haltern 70 sont également originaires de la province de Bétique mais plus particulièrement de la côte où était produit le garum, condiment à base de chair ou de viscères de poisson, voire d'huitres, ayant fermenté longtemps dans une forte quantité de sel, dont raffolaient les gallo-romains. La diffusion du garum de Bétique était assurée par les Haltern 70 et les Dressel 7/11, dont quelques tessons ont été recueillis sur des sites de villa témoignant d'une cuisine à la romaine adoptée par les locaux.

    Les Gauloise 4 sont, comme leur nom l'indique, des amphores produites en gaule même pour la diffusion du vin de Narbonnaise qui supplante le vin romain aux Ier et IIème siècle de notre ère.

    Voilà comment quelques tessons de terre cuite permettent de montrer que les habitants de la boucle de l'Eure étaient en relation, via la cité d'Autricum, avec le commerce international leur fournissant les denrées nécessaires au maintien d'un mode de vie "à la romaine".

     

    * Prospection inventaire sous autorisation du Service Régional de l'Archéologie


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    Une villa gallo-romaine en plein champ

    Une villa gallo-romaine en plein champProspection aérienne. Cliché R.TOURRET CAEL 2011

     Située sur la commune de Fontenay-sur-Eure, ce site de villa a été repéré du ciel lors du survol du territoire de la boucle de L'Eure.

    Le cliché ci dessus montre la présence de différentes substructions correspondant aux murs de la villa. Elle s'organise autour d'une vaste cour rectangulaire (1) délimitée en partie par une galerie couverte (2) et s'ouvrant par une tour porche carré (3). La partie résidentielle occupe un petit-coté de la villa et comporte plusieurs salles (4) ainsi qu'un ensemble balnéaire (5) témoignant du confort "à la romaine" de cette exploitation. A l'extérieur de la cour, plusieurs bâtiments vraisemblablement à vocation agricole sont visibles (7 et 8).

     Une villa gallo-romaine en plein champSchéma interprétatif R.TOURRET  2011

     La prospection au sol du site (sous autorisation préfectorale et autorisation des propriétaires) a permis de récolter un nombre important de fragments de tuiles à rebord, quelques moellons de pierre calcaire en petit appareil et plus de 200 tessons de céramique principalement gallo-romaine dont l'étude permet la datation du site. La villa semble s'installer ex-nihilo au cours de la première moitié du Ier siècle peut être juste avant (époque augustéenne) et demeure occupée jusqu'au V° siècle.

    Les plans de la villa, la longue durée d'occupation et la diversité du mobilier céramique recueilli témoigne de l'importance de ce site d'habitat qui s'inscrit dans un maillage assez dense des exploitations agricoles gallo-romaines autour de l'agglomération d'Autricum (Chartres antique).

    PS: la localisation précise du site ainsi que l'étude détaillée du mobilier céramique peuvent être consultées par les chercheurs  au S.R.A. Centre.


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    Un cavalier de terre cuite

     

    Un cavalier de terre cuite

    Ce fragment de poterie gallo-romaine a été collecté au cours d'une prospection pédestre sur un site de Fontenay-sur-Eure. Il s'agit d'un fragment de coupe en sigillée (terre cuite recouverte d'un engobe rouge brillant) provenant des ateliers de Lezoux (Puy-de-dôme). Ces coupes de type Drag 37 sont un classique de la vaisselle gallo-romaine et furent diffusées dans toute la Gaule et même au delà. Le décor moulé représente ici un cavalier "barbare", reconnaissable à sa longue chevelure et à son pagne, chargeant le glaive au point. Ce motif a été retrouvé sur de nombreux exemplaires attribués à différents potiers EPPILI, SABINI, ALBVCI ... (en effet la sigillée doit son nom au fait que les potiers aposaient sur leur production leur signature grâce à un sceau). Outre son aspect décoratif, cette trouvaille permet de dater l'occupation du site, la production de ce type de décor datant du IIe siècle après JC, et de souligner l'adoption par les habitants d'un mode de vie "à la romaine". 

    Ci dessous: reconstitution d'une coupe Drag37

    Un cavalier de terre cuite

      


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  • Le polissoir de Houdouenne

     

    Le polissoir d'Houdouenne

    A 80 m de la fontaine d'Houdouenne (Ver-les-Chartres), se trouve un petit sentier qui vous emmène jusqu'au polissoir. Là, ce gros bloc de grès ladère gît au milieu de son écrin forestier. De forme allongée, il possède à chaque extrémité, un poste de travail. Chaque poste présente une cuvette et plusieurs rainures permettant le polissage des différentes facettes des haches ou herminettes en silex. Celles ci, après une taille de façonnage permettant de leur donner leur forme, était polies en utilisant les propriétés abrasives du grès. La finition était assurée en ajoutant du sable fin siliceux, permettant de donner à la surface polie tout son brillant. Face à cet imposant vestige, il est aisé de retrouver les gestes des polisseurs du Néolithique.

      

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  • Mon premier article

    Un enclos protohistorique à Fontenay sur Eure

    Connu depuis plus de dix ans par des photographies aériennes de Hervè Sellès, un ensemble de fossés composé de deux enclos est apparu bien visible cette année sur les photos de Google Earth. Un des deux enclos observé par Hervé Sellès apparaît très nettement avec un doublement du fossé ouest.

    Situé dans l'emprise d'un futur lotissement, le site a fait l'objet en septembre 2011 d'un sondage mené par l'INRAP. Celui ci a permis de recouper les différents fossés d'une profondeur d'environ 1m. L'occupation de ce site a pu être datée de l'époque de La Tène finale, soit la période gauloise précédant l'occupation romaine.


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